La Chronique du Développement durable
Les chroniques du développement durable :
Le 12 mars 2008
Les nouveaux modes de vie et le Dévloppement Durable
Lu dans La Recherche de Février 2008 : les nouveaux modes de vie (divorce, familles recomposées, etc...) ont une conséquence sur la consommation : plus d'ordinateurs, plus d'appareils électro-ménagers, plus de consommation, plus de logements... Les doublons qu'impose ce mode de vie ne permettent pas de rationaliser les équipements familiaux.
Ce n'est certes pas le premier inconvénient du divorce ds parents, mais en effet, c'est un réel problème...
PELLETS ET GRANULES
Revenons-en aux moyens de produire de l'énergie : en ce moment en France, on parle beaucoup de "pellets" (ou granulés" pour le chauffage. De quoi s'agit-il? De poëles à bois qui brûlent des granulés faits de déchets de scierie deshydratés et compactés.
Propre, dégageant très peu de fumée, d'un bon rendement (2/3 volume eq. bois pour 1000 W), les pellets sont "écologiques". Mais puisque il rejette du CO2, en quoi ce type de chauffage est-il écologique?
Plusieurs raisons : tout d'abord, il utilise la biomasse. Le CO2 rejeté est du CO2 fixé par la biomasse à partir du CO2 atmosphérique : le bilan de CO2 est donc nul. Mais aussi, ce chauffage recycle des déchets qui sinon seraient laissés sur place et donc se décomposeraient en libérant leur CO2.
C'est une valorisation intéressante pour la filière bois...
Le gouvernement fournit donc une aide substantielle à ces moyens de chauffage. Merveilleux?
Et bien pas tant que ça.... Les pellets sont produits de façon assz confidentielle pour l'instant et s'avèrent plus chers à l'achat que le bois sec.
Les poêles à pellets ne brûlent que des pellets et le consommateur est donc dépendant des fournisseurs. Le bois est du ré&sineux, et l'essentiel de la production se fait dans des forêts de résineux (et donc en Europe du Nord et de l'est), ce qui suppose un transport par camion ou bateau...
Donc une énergie a priori propre mais coûteuse, qui aide la filière bois, remplit les pôches des fournisseurs, vide celles de consommateurs, les rend dépendants des fournisseurs et qui entretient la noria polluante des camions qui acheminent le bois...
Pour plus d'info : http://nowfuture.org/labels/chauffage.html
Mis en ligne le 6 /12/07
Mercure ou gaz carbonique ?
Serons nous prêts pour les « lampes basse énergie » en 2010 ?
Dans les conclusions du « Grenelle de l’environnement » d’octobre 2007 on peut relever- parmi bien d’autres mesures- le point suivant :
Interdiction des lampes à incandescence en 2010.
En bref, on ne vendra plus d’ampoule à incandescence ; on prévoit leur remplacement par des « lampes basse énergie » de deux types.
➢ Lampes « fluocompactes » et tubes fluorescents
➢ LED, plus chères, dont seules, les faibles puissances sont disponibles aujourd’hui.
« Fluocompact » ? Comment ça marche ?
Le principe de production de lumière est le même que dans les « tubes fluo » (improprement appelés « néon » utilisés depuis plusieurs décennies :
Un tube contenant du mercure est recouvert intérieurement d’un poudrage blanc ; une décharge électrique dans le mercure vaporisé engendre une lumière ultraviolette qui provoque la fluorescence des poudres blanches ……ce qui nous éclaire ! l’allumage et le fonctionnement électrique complexes nécessitent des composants électriques annexes : le « starter » et le « ballast », miniaturisés dans le culot de ces nouvelles lampes compactes.
Economies d’énergie ? oui -
Pour produire un même éclairage, la lampe fluocompacte consomme près de 4 fois moins d’énergie qu’une lampe à incandescence classique ; la lampe classique produit plus de « chaleur » que de lumière ….. au fait, l’hiver, la chaleur des lampes permet des économies de chauffage ? eh oui ……, tout n’est pas perdu ! … et l’été, il fait jour plus longtemps, on s’éclaire moins
Sous réserve d’une bonne utilisation ( ?) la durée de vie de ces lampes est 5 à 6 fois plus longue que celle d’une lampe classique.
Alors, pourquoi hésiter ?
➢ Chaque tube contient plusieurs milligrammes de mercure ! ces lampes sont donc considérées comme un déchet dangereux faisant l’objet d’une collecte spécifique …
➢ Elles présentent encore quelques problème d’allumage : progressif, non instantané ; la durée de vie annoncée suppose plusieurs heures de fonctionnement par allumage, alors, pourquoi éteindre quand on quitte une pièce ? et les économies ?
➢ La qualité du « blanc » n’est pas la même qu’avec une lampe classique, le rendu des couleurs sera différent ; on peut ne pas aimer !
➢ Elles coûtent cher : environ 10 euros la lampe (contre 1 euro pour une lampe classique) : si le kWh électrique est au tarif actuel de 0,1 euro, les 9 euros de différence de prix d’achat sont équivalents ……au coût de consommation de 900 heures d’une ampoule 100 watts ! et puis, tous les pays ne prenant pas cette mesure, on peut prévoir un trafic d’ampoules.
Rassurons nous Les informations sur l’emballage nous informent
➢ Ne contient pas de plomb (les ampoules classiques non plus)
➢ Le starter n’est pas radioactif (ouf !)
➢ Seulement (only) 1,4 mg de mercure (lampe 26 W Mazda)
Sommes nous prêts ?
2010, c’est demain ! les collectes spécifiques ne sont pas encore rodées, les utilisateurs ne savent pas qu’ils rejettent du mercure….et la qualité d’éclairage n’est pas tout à fait au point , alors pourquoi tant de précipitation et ne pas attendre les progrès dans ces technologies (en particulier celle des LED)? Il y a tant d’autres postes où des économies immédiates peuvent être réalisées !
L. Fort - le 4 décembre 2007 pour l'Esprit Rodin
Mis en ligne le 19 décembre 2007
Les abeilles qui se meurent et les jachères apicoles
C'est un constat : les abeilles sont de moins en moins nombreuses, et les apiculteurs s'inquiètent. Cette disparition progressive sur ces dernières années semble avoir des causes multiples : on accuse les pesticides, les insecticides, mais aussi l'appauvrissement de la biodiversité qu'entraîne une agriculture intensive. il faut donc sauver nos amies les abeilles! La disparitioçn des abeilles et des pollinisateurs aura des répercussions en cascade sur les écosystèmes. Ainsi, les plantes qui n'ont qu'un pôllinisateur, comme les ravissantes orchidées Ophrys sont condamnées à disparaître...
Mais comment supprimer les herbicides? Comment supprimer les pesticides? Comment augmenter la biodiversité sans compromettre une agriculture de plus en plus axée sur le profit à court terme?

Dans les campagnes, cette année, on a vu fleurir des friches apicoles : des lopins de terre en jachère plantés de fleurs multicolores. Les friches sont en général très esthétiques, bien visibles du bord des routes et souvent accompagnées d'un petit panneau explicatif. On imagine alors les abeilles butinant allègrement de fleur en fleur, ivres de nectar et portant le précieux pollen vers des pistils accueillants. Mais quel est l'impact réel de ces friches sur la population apicole? Poudre aux yeux ou solution miracle? Le constat est bien moins riant qu'on pourrait le supposer.
D’après un rapport de l’INRA ( Le courrier de l’Environnement, septembre 2007), ces parcelles sont plantées en Cosmos, Zinnia, Pavot de Californie, Phacélie et Bleuet horticole. Certaines de ces plantes ne sont pas européennes, d’autres sont peu mellifères, et surtout, ces plantes sont choisies pour nourrir les abeilles domestiques, et non les espèces d’abeilles sauvages ! Donc la pratique de la jachère apicole déséquilibre le rapport entre insectes nuisibles et les abeilles pollinisatrices. De plus, ces jachères sont favorables aux bourdons, et surtout aux plus abondants.

La jachère abrite aussi des prédateurs d’insectes, ce qui les rend très utiles aux chasseurs et accroît encore la menace suir les abeilles ! Les nichées de perdreaux peuvent s’y nourrir à volonté avant de finir criblées de balles à l’ouverture de la chasse.
Que faut-il faire alors ? Choisir les fleurs comme le trèfle et le sainfoin, étaler les floraisons dans le temps, et respecter l’équilibre naturel qui existe entre les espèces...Encore une fois, on défait d’un côté ce qui fonctionnait depuis des millions d’années pour le refaire mal et à la va-vite...
Pauvres abeilles...
A. Pasco
LES ENERGIES RENOUVELABLES : DOSSIER EN COURS D'ELABORATION PAR LA CLASSE DE 2°4
I - L'énergie éolienne
II - Les biocarburants
1. Ariane Le 09/12/2007 à 00:07
Il semblerait que le ballast ne serait pas étanche et que dans un rayon de 1 m ces ampoules émettent un voltage largement supérieur aux normes européennes (entendu sur France Culture). A mesurer expérimentalement.... Pourquoi ces normes? Quelles sont les conséquences d'un dépassement?
2. Laure Le 09/12/2007 à 17:52
D'après Jancovici (le spécialiste environnement) les gaz à effet de serre émis pour l'éclairage annuel domestique moyen en France sont équivalents aux ........gaz émis pour un trajet de 80 km en voiture (rapporté par France Inter ce matin)... sans commentaire..
Dernière mise à jour de cette rubrique le 27/06/2008